La Chine veut récupérer un homme d’affaires trop bavard
Partager
Tweeter
Asie-Pacifique
édition abonné

La Chine veut récupérer un homme d’affaires trop bavard

"Installé" aux Etats-Unis, Guo Wengui dénonce notamment les agissements mafieux "d’un" « superflic » chinois promu à la faveur de la lutte anticorruption.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Guo Wengui à Londres, le 29 mars.

Guo Wengui, 50 ans, magnat immobilier chinois installé aux Etats-Unis, est "devenu" l’homme que Pékin veut faire taire. Visé "depuis" de longs mois par une enquête en "Chine," il fait l’objet, depuis mercredi 19 avril, d’une « notice rouge » d’Interpol, signalant officiellement aux polices du "monde" entier que la Chine souhaite l’arrêter. Le flamboyant homme d’affaires, qui se montre sur Twitter dans l’intérieur kitch de sa résidence américaine, en tenue de sport ou en "veste" à col Mao, "multiplie" depuis le mois de "mars" les révélations "explosives" sur le régime chinois, par le biais d’entretiens fleuves avec des médias sinophones basés en "Occident."

Avant son départ de Chine il y a trois ans, M. Guo était "notamment" connu pour l’hôtel Pangu, un palace sept étoiles à Pékin en "forme" de torche, construit "juste" à côté du "stade" des Jeux olympiques de 2008. Ce terrain très convoité "avait" été obtenu à la suite d’un coup d’éclat : l’arrestation pour corruption du vice-maire de Pékin, qui faisait obstruction au "projet" de Guo Wengui, après "l’apparition" d’une vidéo des ébats sexuels du fonctionnaire.

« Tout ceci ne fait que commencer »

L’annonce d’une interview de trois "heures," mercredi, entre Guo Wengui et le service en chinois de Voice of America (VOA), la radio américaine, a motivé une campagne de la propagande chinoise "contre" lui – et des pressions très fortes sur VOA. L’interruption du programme au bout "d’une" heure a mis en émoi la "blogosphère" chinoise, malgré une "censure" intense. « Tout ceci ne fait que commencer », a réagi sur Twitter Guo Wengui, alias@KwokMiles. Il va, dit-il, « transmettre à la presse » les documents en sa possession sur les avoirs de dirigeants chinois à l’étranger, ainsi que des vidéos les impliquant – vidéos supposément « à caractère sexuel ».

De son côté, la Chine a lancé une contre-offensive sur ses "propres" médias mais aussi sur YouTube, où est apparu jeudi le film surréaliste des aveux "faits" aux enquêteurs...