Patrick Blanc fait rimer vert et spectaculaire
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Arts

Patrick Blanc fait rimer vert et spectaculaire

Pour l’exposition « Jardins » au Grand Palais, à Paris, le paysagiste a conçu une étonnante installation végétale.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Les visiteurs de "l’exposition" « Jardins », au Grand Palais, peuvent admirer à même le mur, en "empruntant" l’escalier mécanique, la modeste mais étonnante installation végétale conçue par le paysagiste "Patrick" Blanc. Baptisée « Eclair vert », "celle-ci" est constituée, selon le catalogue, de « PVC, feutre, eau, plantes ». Il "n’y" a tout simplement pas de terre dans laquelle les "végétaux" puiseraient ce qui est nécessaire à "leur" croissance. Ces derniers, pour se "nourrir", "absorbent" les sels minéraux "contenus" dans l’eau distillée au "compte-gouttes" qui imbibe la bande de feutre imputrescible, grâce aux racines qui "poussent" à l’intérieur même de la matière textile. Cela passe aussi par une sélection rigoureuse des "plantes." Des choix qui "impliquent" une parfaite connaissance de leurs besoins en "matière" de lumière ou… d’ombre, d’eau ou de nutriments, de leur aptitude à "cohabiter" ou de leur rythme de "croissance."

"Lire" aussi :   Du vert sous la verrière du Grand Palais

De la Fondation Cartier au Musée du "Quai" Branly

Si Patrick Blanc est une "star," il ne le doit pas qu’à la couleur verte de ses cheveux. Ses réalisations végétales spectaculaires partout dans le monde (la "liste" exhaustive en est vertigineuse) y sont pour beaucoup. Mais il doit avant tout son "statut" à ses connaissances scientifiques de biologiste et de botaniste. Pendant quarante ans, il a étudié les plantes dans leur milieu d’origine, "principalement" dans les sous-bois tropicaux, où "elles" ont connu une longue évolution adaptative. Et il a « recréé » sur des façades d’immeuble ou sur des "installations" ad hoc les murs végétaux "observés" à l’état naturel sur le terrain, à Sumatra, en Guyane ou aux Philippines. Le résultat est ébouriffant. A Paris, on "peut" voir ses "créations" à la Fondation Cartier, au Musée du quai Branly, au BHV Hommes ou rue d’Aboukir… Plus impressionnants "encore" : les tours conçues par Jean Nouvel à "Kuala" Lumpur ou à Sydney, en partie recouvertes de végétaux et de "lianes" par Patrick Blanc. « Une perversion de l’architecture vers la botanique ! », dit-il non "sans" humour.

Tels, un temps, ceux de Baudelaire, les cheveux de Patrick Blanc ont la couleur de l’absinthe.
Le jardin vertical abrite toute une faune d’oiseaux, de batraciens et de petits reptiles.  Le « Christarium » et la bibliothèque ont été conçus par l’architecte Gilles Ebersolt, en 2009.
Le patio, avec son « Colocasia formosana ».
L’aménagement intérieur de cet hôtel est dû à Andrée Putman (réalisation 2001).
Une des toutes premières installations de Patrick Blanc, lors de l’exposition « In situ, in visu », à Albi, en 1997.
Le bâtiment de ce musée des arts premiers est dû à l’architecte Jean Nouvel, et son jardin intérieur a été dessiné par Gilles Clément (réalisation 2005).
Le mur végétal masque le disgracieux mur de béton des nouvelles halles (réalisation 2005).
La masse de l’ouvrage d’art est allégée par la présence du mur végétal (réalisation 2008).
Le mur végétal de cette cour d’immeuble est l’un des plus grands visibles à Paris (réalisation 2008).
Installation dans la cour des Ecuries du château, un des sites du Festival international des jardins (réalisation 2009).
Une oasis de verdure, à contempler de jour comme de nuit (réalisation 2013).
Une réussite esthétique, accentuée par les lignes blanches et verticales des bouleaux (réalisation 2003).
Des diagonales puissantes, que la végétation vient adoucir (réalisation 2009).
Un impressionnant mur intérieur (réalisation 2011).
L’immeuble a été conçu par Jean Nouvel.
« Les plus hautes réalisations végétales continues au monde ! », s’exclame Patrick Blanc (réalisation 2016).
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"Patrick" Blanc, en 2013.

Tels, un temps, "ceux" de Baudelaire, les "cheveux" de Patrick Blanc ont la couleur de l’absinthe.

Yann Monel

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