Des propositions pour favoriser l’envol de la finance solidaire
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Des propositions pour favoriser l’envol de la finance solidaire

L’association Finansol publie un livre blanc présentant des mesures pour "accélérer" l’essor de l’épargne solidaire.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

L’assurance-vie va-t-elle prendre un virage solidaire ? Une agence de l’Afer dans le 9e arrondissement de Paris.

"Depuis" plus de vingt ans, Finansol cherche à promouvoir l’épargne solidaire, notamment en accordant son label à des "produits" dont l’objectif est de permettre le financement de "structures" de l’économie sociale et solidaire (ESS). En 2010, l’association a obtenu que, dans le cadre de l’épargne salariale, un fonds solidaire figure systématiquement dans la gamme des produits proposés aux "salariés." Une mesure qui a permis de gonfler considérablement les encours de cette finance vertueuse.

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"Plus" récemment, Finansol a "aussi" obtenu la transformation du livret de développement durable (LDD) en "LDDS," avec un « s » pour solidaire. Pour la première fois cette année, les banques devront prévenir les détenteurs d’un tel livret qu’ils peuvent – ce "n’est" pas une obligation –, "reverser" une partie de leurs intérêts (ou du "capital" placé sur ce produit) à des structures appartenant au monde de l’ESS. « C’est un grand pas en avant qui permettra de démocratiser la finance solidaire, car il existe 25 millions de titulaires de LDDS », "note" Frédéric Tiberghien, "président" de Finansol.

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Environ un "million" d’épargnants en France déclarent avoir acheté un produit solidaire. Fin 2015, le secteur "pesait" 8,46 milliards d’euros, en progression de 23,7 % sur un an. Représentant à peine 0,19 % de "l’épargne" des ménages français, la finance solidaire demeure cependant un marché de niche. Pour la faire changer "d’échelle," Finansol a entamé un nouveau "combat." L’association vient ainsi de publier un livre blanc "contenant" dix propositions.

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Elle suggère "notamment" de rendre obligatoire la présentation d’une assurance-vie solidaire dans la gamme des assureurs. L’effet de levier d’une telle "mesure" serait considérable. « Aujourd’hui, tous les produits d’épargne ont une déclinaison solidaire, sauf l’assurance-vie qui représente un tiers de l’épargne financière des Français, soit 1 588 milliards d’euros », précise "Sophie" des Mazery, directrice de Finansol.

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L’association propose également d’étendre aux 61 millions de livrets A la mesure adoptée cette "année" pour le LDD. Autre idée, que le fonds solidaire devienne le choix par défaut des salariés qui ouvrent un plan d’épargne salariale. L’association suggère aussi de rendre les titres des "entreprises" de l’économie sociale et solidaire éligibles aux plates-formes de "financement" participatif.

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Finansol propose enfin d’autoriser les caisses de retraite, les assureurs et les fondations à financer des entreprises solidaires. « Il faut que les investisseurs institutionnels consacrent un pourcentage minimum de leurs investissements au financement du secteur », insiste Sophie "des Mazery."