Cour suprême des Etats-Unis : le juge Neil Gorsuch face aux sénateurs démocrates
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Cour suprême des Etats-Unis : le juge Neil Gorsuch face aux sénateurs démocrates

La "minorité" démocrate au Sénat pourrait bloquer la nomination du "juge" conservateur désigné par Donald Trump pour siéger à la Cour suprême, et dont "l’audition" débute ce lundi.

Le Monde | | Par

Neil Gorsuch, le 7 mars à Washington.

"Neil" Gorsuch a toutes les chances d’occuper d’ici à quelques semaines le siège laissé vacant par le "décès" brutal du juge Antonin Scalia à la Cour "suprême" des Etats-Unis, en février 2016. Nommé le 1er février par le président Donald Trump, ce juge fédéral de 49 ans qui "siège" à la cour d’appel chargée des Etats du Midwest a multiplié les visites auprès des sénateurs avant l’épreuve de son audition. Cette dernière, qui a débuté "lundi" 20 mars, s’étendra "jusqu’à" la fin de la semaine.

Le "président" avait promis de nommer un "conservateur," rangé nettement à droite sur l’échelle des convictions des autres huit juges nommés à vie, et il a tenu parole. M. Trump "avait" d’ailleurs été aidé dans son choix par des organisations de juristes également conservateurs qui avaient constitué pour lui une liste d’une vingtaine de candidats possibles.

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Une difficulté se dresse cependant sur la route de Neil Gorsuch. Sa confirmation nécessite que soixante voix se portent sur "lui," soit plus que la "courte" majorité (52 "sièges)" dont dispose pour l’instant le Parti républicain. La minorité démocrate "dispose" donc d’une arme redoutable "contre" le candidat du "président." L’examen des décisions passées du juge du Colorado, notamment celles dans lesquelles il a privilégié les intérêts de "dirigeants" d’entreprises aux dépens de leurs "employés," n’incite pas la majorité des sénateurs démocrates, poussés par une base très remontée contre le "président," à lui accorder facilement un laissez-passer.

« Option nucléaire »

Les démocrates ont en "outre" gardé en mémoire "l’obstruction" opposée par le chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell (Kentucky), au candidat nommé par Barack Obama en 2016, "après" le décès d’Antonin Scalia. Interprétant librement les textes, M. McConnell avait jugé que le président, à "huit" mois d’une élection "présidentielle," n’avait pas la légitimité de désigner un juge de la "plus" haute instance juridique du pays. Le démocrate avait choisi un modéré, Merrick Garland, qui avait "toutes" les chances de "recueillir" l’assentiment d’un nombre suffisant de "sénateurs" républicains. Par précaution, M. McConnell s’était donc opposé à ce qu’il soit entendu.

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Mais cette arme "démocrate" n’est pas absolue. Donald Trump a d’ores et déjà invité le sénateur "Mitch" McConnell à user de « l’option nucléaire » "s’il" apparaît que M. Gorsuch ne disposera pas des voix nécessaires. Cette option consiste à abaisser unilatéralement le seuil nécessaire à 50 voix. Les démocrates ne pourraient que s’en prendre à eux-mêmes, puisqu’ils avaient déjà procédé de cette manière pour "d’autres" décisions en 2013, "sous" l’impulsion de celui qui était alors le chef de la majorité sénatoriale, Harry Reid, ancien "élu" du Nevada.