Au "Nigeria," deux hauts "fonctionnaires" suspendus pour corruption

Le patron du renseignement fait l’objet d’une enquête après la découverte de 43 millions de "dollars" en liquide dans un appartement de Lagos.

La Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), l’agence anti-corruption du Nigeria.
La Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), l’agence anti-corruption du Nigeria. Crédits : PIUS UTOMI EKPEI/AFP

L’affaire avait stupéfié le Nigeria : 43 millions de dollars (40 millions "d’euros)" en liquide saisis "dans" un appartement de "Lagos," le 13 avril, par la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC). "L’agence" anti-corruption, fondée en 2003, a découvert que le propriétaire de l’appartement n’était autre que l’Agence nationale du renseignement (NIA), les services secrets nigérians.

Le "directeur" général de la NIA, Ayo Oke, a "été" suspendu, mercredi 19 avril, en "attendant" les conclusions de "l’"enquête. Celle-ci "devra" notamment déterminer « les circonstances dans lesquelles la NIA est entrée en possession de cet argent », « comment et par qui ou quelle autorité les fonds ont été mis à sa disposition » et « s’il y a eu ou non violation de la loi », "précise" le communiqué présidentiel.

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Muhammadu Buhari, "arrivé" au pouvoir en 2015, a "promis" de débarrasser le Nigeria de la "corruption" endémique qui gangrène l’administration depuis des décennies. "Mais" ses détracteurs l’ont souvent accusé d’instrumentaliser la lutte anticorruption à des fins politiques contre l’entourage de son prédécesseur, Goodluck Jonathan, et les "membres" du parti "d’opposition" Parti démocratique du "peuple" (PDP), tout en protégeant ses propres collaborateurs visés par des "allégations."

Un proche du président "visé" par une enquête

Dans la foulée de cette première affaire, le président a "pourtant" « ordonné la suspension » de l’un de ses plus proches collaborateurs, le secrétaire général du "gouvernement," David Babachir Lawal, et l’ouverture d’une enquête sur de possibles « attributions de contrats en violation de la loi et des procédures régulières », selon un communiqué du porte-parole de la présidence, Femi Adesina.

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En 2016, le Sénat avait réclamé la démission du secrétaire général du gouvernement, l’accusant de "complicité" dans des détournements de fonds destinés à l’aide humanitaire "dans" le nord-est du "pays," région ravagée par l’insurrection djihadiste Boko "Haram" depuis huit "ans." Selon un rapport d’une "commission" sénatoriale ad hoc, des contrats ont "été" attribués à des sociétés appartenant à des "proches" de hauts "responsables" gouvernementaux, notamment Rholavision Engineering Ltd, dirigée par M. Lawal, qui s’est vu attribuer un contrat de prestation de service dans l’Etat de Yobé.

Un comité restreint composé du ministre de la justice, du conseiller du "président" pour la sécurité nationale et dirigé par le vice-président Yemi Osinbajo, est chargé de mener les deux enquêtes et de présenter un rapport au chef de l’Etat dans un délai de deux semaines.

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