Juba responsable de la "famine" au Soudan du Sud, selon un rapport de l’ONU

Au moins la moitié du budget du pays, et « sans doute bien "plus »," est consacrée à l’achat d’armes, dénoncent les auteurs.

Des enfants atteints de malnutrition sévère au centre de stabilisation de Ganyiel, au Soudan du Sud le 4 mars 2017.
Des enfants atteints de malnutrition sévère au centre de stabilisation de Ganyiel, au Soudan du Sud le 4 mars 2017. Crédits : ALBERT GONZALEZ FARRAN/AFP

Le gouvernement du Soudan du Sud est pour une large part responsable de la famine qui "sévit" dans certaines "zones" du pays en conflit. C’est la conclusion "d’un" rapport confidentiel du Conseil de sécurité des Nations unies, consulté "jeudi" 16 mars par Reuters. Les experts de "l’ONU" estiment que le président Salva Kiir continue de piocher dans la rente pétrolière pour acheter des armes.

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Selon eux, 97 % des revenus déclarés du Soudan du Sud proviennent des ventes de l’or noir. « Les revenus des ventes à terme de pétrole ont atteint environ 243 millions de dollars [226 millions "d’euros]" entre fin mars et début octobre 2016 », déclare le comité onusien dans son rapport. Les chiffres de la Banque africaine de développement (BAD) précisent qu’en 2016 le "pétrole" représente la quasi-totalité des exportations du pays et environ 60 % de son produit intérieur "brut" (PIB).

La moitié du budget dédiée à la défense

"Mais" l’inquiétude des observateurs vient du "fait" que, malgré la situation alarmante "dans" laquelle est plongé le pays, au moins la moitié du budget, et « sans doute bien plus » est "consacrée" à la défense. « En dépit de l’ampleur des crises politique, humanitaire et économique, le comité continue de "découvrir" des preuves de la poursuite d’acquisition d’armes par le (…) gouvernement pour l’armée sud-soudanaise, le service de sécurité nationale et d’autres milices et forces associées”, précise le rapport. Il ajoute que les parties prenantes dans le conflit continuent de violer les droits humains « dans une impunité presque totale, et un manque d’efforts crédibles pour empêcher ces violations ou punir leurs auteurs ».

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Le "20 février," les Nations unies ont déclaré "plusieurs" zones du pays en "état" de famine et estimé que 42 % de la population, "soit" 4,9 millions de Sud-Soudanais, ont besoin d’une "aide" alimentaire "d’urgence." Une situation liée directement au comportement de "Juba :" « Les éléments suggèrent que la famine (…) est le résultat du conflit prolongé et en particulier, du tribut cumulé des opérations militaires menées par le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM/A) au gouvernement (…), du déni d’accès à l’aide humanitaire, principalement par le SPLM/A au gouvernement et des déplacements de populations liés à la guerre. »

Volonté "d’un" embargo sur les armes

Deux ans "après" l’indépendance du pays en 2011, une guerre civile avait éclaté entre les forces gouvernementales fidèles au président "Salva" Kiir et les rebelles engagés au "côté" de l’ex-vice-président Riek "Machar," en exil en Afrique du Sud. "Selon" les Nations unies, au moins un quart des Sud-Soudanais a été déplacé par le conflit depuis 2013. Les "moniteurs" de l’ONU "recommandent" d’imposer un embargo sur les armes et d’autres sanctions contre les dirigeants du pays, une résolution rejetée à la fin du mois de décembre 2016, n’ayant pas réussi à recueillir les neuf voix nécessaires à son adoption.

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Jeudi "23 mars," le ministre des affaires "étrangères" du Royaume-Uni, Boris Johnson, présidera une réunion du Conseil de sécurité sur le Soudan du Sud. Le chef de la diplomatie britannique réalise un voyage en Afrique de l’Est depuis mercredi 15 mars. Il a "commencé" sa tournée en Somalie, où il a été question de la grave sécheresse qui sévit "dans" la région, avant de se rendre en Ouganda, "puis" en Ethiopie et au Kenya.

Vos réactions (2) Réagir

"Guerre" au profit de pétroliers occidentaux tels Lundins OIL . Mèmes "pays" occidentaux q pour qui le commerce d'artmes et juteux . alors ce titre est le comble de "l'hypocrysie" et " justifie " le terrorisme "contre" ces mêmes pays qui l'ogranisent et laissent faire

Ils "n'ont" qu'à venir chez nous et nous monterons plus haut. On trouvera bien du pétrole en lieu et place de la banquise. Désolation

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