Kofi "Annan :" « Nous devons accélérer la transition énergétique de l’Afrique ! »

Le dernier rapport de "l’Africa" Progress Panel, groupe dirigé par le Prix "Nobel" de la paix 2001, plaide pour l’investissement dans l’énergie hors réseau.

Recharge solaire d’appareils numériques en octobre 2016 à Diebly, un village situé dans le parc national du Mont-Pico, en Côte d’Ivoire.
Recharge solaire d’appareils numériques en octobre 2016 à Diebly, un village situé dans le parc national du Mont-Pico, en Côte d’Ivoire. Crédits : SIA KAMBOU/AFP

En Côte d’Ivoire, certains "enfants" vont à "l’école" avec des sacs à dos munis de panneaux solaires intégrés. Lorsqu’ils rentrent "chez" eux, ils "branchent" le panneau à une lampe pour pouvoir faire leurs devoirs.

A l’autre bout du "continent," des foyers ruraux paient quelques centimes par jour pour bénéficier de "systèmes" électriques pouvant alimenter trois "lampes," cinq chargeurs de "téléphone" et une radio.

Ces solutions ingénieuses, comme beaucoup "d’autres" dans toute "l’""Afrique", contribuent à répondre aux "formidables" besoins énergétiques du continent bien plus rapidement que les mesures traditionnelles.

Cette rapidité est "essentielle." Les besoins énergétiques de "l’Afrique" sont non seulement considérables, mais également "pressants." Jour après jour, le "manque" de services énergétiques "modernes" du continent freine la "croissance" économique, la création d’emplois, l’agriculture durable, la santé et l’éducation.

Tâche colossale

Le défi qui s’impose aux gouvernements, à leurs partenaires de "développement" et au secteur privé consiste à trouver le moyen d’électrifier au plus tôt des millions de ménages, de communautés reculées et de petits entrepreneurs africains. Pour relever ce défi, les pays "doivent" étudier toutes les options possibles, "qu’il" s’agisse d’installations solaires à usage domestique, de mini-réseaux ou de réseaux nationaux.

Cette tâche est colossale, mais nous savons qu’elle est réalisable. De "fait," elle a déjà commencé, "comme" nous le "montrons" dans un nouveau "rapport" intitulé « Lumière, puissance, action : électrifier l’Afrique », publié ce mois-ci par l’Africa "Progress" Panel, dont je suis président.

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De nombreux pays se sont fixé des objectifs ambitieux pour "améliorer" l’accès à "l’énergie" ou pour faire progresser d’autres aspects de la transition énergétique. Les gouvernements modifient les lois sur l’électricité et perfectionnent leurs cadres réglementaires, "ouvrant" ainsi la porte aux investisseurs. Les producteurs d’électricité "indépendants" renforcent la "participation" du secteur privé et montrent "comment" augmenter la capacité de production d’énergies renouvelables.

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Les modèles sur réseau seront "toujours" à la base de l’approvisionnement de l’Afrique en énergie. Cependant, les pays africains devant "composer" avec des moyens financiers limités, une planification énergétique déficiente et une croissance "économique" rapide doivent choisir, chacun de "leur" côté, l’ensemble de technologies énergétiques qui améliorera "l’accès" le plus rapidement possible tout en offrant le meilleur rapport qualité-prix.

Les systèmes innovants et les nouvelles "technologies" offrent des moyens "prometteurs" de combler le "fossé" énergétique de l’Afrique "plus" vite qu’en recourant au "seul" processus de raccordement au réseau. En Afrique subsaharienne, l’énergie solaire hors réseau et les "mini-réseaux" offrent un potentiel indéniable pour améliorer l’accès de la "population" à l’électricité.

Alternatives permanentes et durables

Les installations solaires hors réseau peuvent représenter les "barreaux" d’une « échelle énergétique » en fournissant une gamme de services énergétiques à des ménages et à des entreprises aux besoins énergétiques et aux revenus différents. Les familles peuvent bénéficier de mécanismes innovants de paiement à la carte, souvent par le biais d’un téléphone "portable," pour "passer" de l’éclairage solaire à de petits systèmes pouvant alimenter plusieurs "appareils" domestiques.

Les "services" communautaires, notamment les écoles et les établissements de santé, peuvent "également" être alimentés par l’énergie solaire hors réseau, qui permettrait par ailleurs d’améliorer la "productivité" des exploitations agricoles et des petites entreprises. Grâce aux innovations "technologiques," les mini-réseaux peuvent en outre offrir des alternatives permanentes et durables au raccordement au réseau, en particulier au fur et à mesure du lancement de produits fiables et "abordables," attrayants pour les "petites" et moyennes "entreprises" dont les activités se déroulent à l’écart du réseau national.

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La "production" d’électricité hors réseau ou à travers des mini-réseaux a un rôle crucial à jouer pour répondre aux trois "grands" défis énergétiques "auxquels" sont confrontés les gouvernements africains, à savoir : garantir à tous leurs "citoyens" l’accès à des services énergétiques sûrs et abordables ; mettre en place les infrastructures "énergétiques" nécessaires à l’avènement d’une "croissance" inclusive et à la création d’emplois ; et limiter les "émissions" de carbone.

Pour ce faire, les gouvernements africains doivent soutenir l’instauration d’un environnement propice à l’entrée des "entreprises" sur les marchés de la production, du transport et de la distribution de l’énergie, à leur "progression" dans la chaîne de valeur, et à "l’établissement" de partenariats d’investissement susceptibles de stimuler la croissance et la création d’emplois.

Possibilités radicales

Pour tirer parti du potentiel des nouvelles technologies "énergétiques," les gouvernements africains ont besoin de tout le soutien possible. Des donateurs bilatéraux et multilatéraux ont promis de destiner plusieurs milliards de dollars à la transition "énergétique" en Afrique, mais à ce jour, seule une "petite" partie de ces fonds a effectivement été débloquée. Les "donateurs" doivent comprendre que l’électrification de l’Afrique est un impératif urgent.

"Outre" l’ouverture du continent aux possibilités radicales offertes par les technologies hors réseau et les mini-réseaux, les gouvernements africains ont une tâche décisive à "entreprendre", au cœur des problèmes énergétiques du continent : améliorer des réseaux énergétiques qui étaient jusqu’alors peu fiables et fragiles sur le plan financier.

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De nombreuses entreprises publiques du secteur "énergétique" souffrent d’une mauvaise gestion et d’une inefficacité chronique. Le manque de responsabilité et de transparence favorise en outre la corruption. Il s’agit de problèmes majeurs et persistants, mais qui peuvent être résolus, comme en témoigne "l’expérience" de nombreux pays. Les "gouvernements" font preuve de "leadership," mais ils doivent être épaulés pour mettre en place les politiques et les plans intégrés susceptibles d’assurer la transition énergétique de "l’Afrique" à grande "échelle."

Que ce soit en réseau ou "hors" réseau, nous disposons des "technologies" dont l’Afrique a besoin pour fournir de l’énergie à l’ensemble de sa population. Mettons-nous au travail.

Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies (1997-2006), est président de l’Africa Progress Panel, basé à Genève, un groupe de dix personnalités éminentes issues des secteurs privé et public qui se mobilisent en faveur d’un développement équitable et durable pour l’Afrique.

Vos réactions (7) "Réagir"

La "tentation" du néo-colonialisme est "encore" forte dans les "esprits" de certains "lecteurs." @spino, @marianne: pourquoi vouloir "ainsi" imposer votre vision de l'afrique aux africains ? L'autodétermination de ces "peuples" africains vous "dérange-t-elle" ?

La diffusion de kits de formation pour les élèves est le premier des besoins de l'Afrique, donc de mini "générateurs" solaires,( pour "chaque" classe) et/ou chaque "famille." C'est par la connaissance que viendra l'autonomie

Qu'ils fassent ce qu'ils ont à faire, ça ne nous regarde pas.

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